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Biographie

Yannick Saillet
Yes, Why Not?

L’œuvre de Yannick Saillet se montre à nous comme un acte fondateur à jamais recommencé, l’affirmation première d’une identité́, et l’identité́ première d’une affirmation : celle d’un artiste singulier.

Il y a dans l’œuvre de Yannick Saillet un mouvement de va-et-vient jamais contradictoire, de prise de possession par l’artiste de son identité́ (ses initiales Y.S. se déclinant à l’infini en une série de « YeS ») et d’un manifeste comme une réponse obsessionnelle et mécanique à d’intimes interrogations.

Il n’y a pas chez Yannick Saillet de quête métaphysique ou psychanalytique, de sens caché : il n’y a qu’un geste, qu’un instant saisi par le support.
Le temps et le geste sont les deux piliers du travail de Yannick Saillet. La mécanisation du geste, le geste mécanique. Le temps du geste et de la répétition. Il revendique le travail de la main, répétitif, la précision de l’homme face à la perfection de la machine, cette rigueur emprunte toutefois d’imperfections et d’accidents.

Son œuvre se situe en effet au carrefour d’une tradition conceptuelle et minimale de répétition du geste, de sérialités, de pattern, d’un rapport signifiant/signifié, de l’exercice tautologique. Il y a évidemment une forme de monomanie et d’obsession à répéter ad libidum cette affirmation qui finit par ne plus devenir que signe et disparaitre en même temps qu’en disparait le (double) sens, par s’altérer comme s’altèrent les mots trop souvent répètes.

Le spectateur est pris d’une forme de vertige, d’étourdissement, car derrière le signe de l’affirmation absolu, l’on attend (en vain) qu’une question ou à tout le moins qu’une intention se pose. Pourtant, Yannick Saillet brouille les pistes, car ce YES ne répond à rien ou répond à tout dans une subtile tension entre le sens et sa disparation.

Yannick est absolument contemporain, dans cette affirmation de l’absurdité presque publicitaire d’un mot-sens qui a perdu sa fonction. Le signe Yes n’est-il qu’un prétexte (un outil, voire) pour expérimenter toutes les possibilités de formes, de supports, d’inspiration, de libération. Ce serait donc le Oui de toutes les tentatives, de l’horizon de tous les possibles. Nous assistons à la naissance d’un travail matricielle, qui dès son origine pose très distinctement les intentions d’un déploiement systématique …. Si ces YES répétés à l’infini ne masquaient plus qu’ils ne dévoilent ?